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Fédération Nationale de la Libre Pensée (Ni Dieu, ni maître, vive la Sociale et à bas la calotte !)
Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /Nov /2009 00:36
     Le 24 novembre dernier, le président de la Républqie, Nicolas Sarkozy s'est déplacé à Epinay-sur-Seine, Bobigny puis Perreux-sur-Marne, en banlieue parisienne, pour « agir-pour-la-securité-des-Français ».
     Il est étrange qu'il se soit déplacé alors son ministre (et ami de trente ans), M. Hortefeux s'est réjouit il y a peu de la baisse de la délinquance : "La tendance à la hausse que connaissait la délinquance au printemps et à l'été a non seulement été cassée en septembre (2009)", mais a aussi été "nettement inversée en octobre". Pourquoi se déplacer alors que la politique de sécurité connait un tel succès ? Une baisse conséquente de la délinquance de 6,21 % depuis octobre 2008 aurait dû permettre au président de se réjouir du succès de sa politique (puisqu'il fut ministre de l'intérieur de 2002 à 2004, puis de 2005 à 2007, avant de devenir superministre de tout depuis son élection en 2007).

     Comment expliquer donc cet air grave et cette atmosphère de crise majeure si tout va pour le mieux ? Jamais le président ne s'abaisserait à instrumentaliser le thème de l'insécurité pour tenter de retourner la mauvaise tendance de l'opinion sur la question des élections régionales !

     A moins que les chiffres ne soient pas si bons ? Que le nombre des violences physiques a augmenté de 3,75% entre novembre 2008 et octobre 2009 par rapport à la même période un an auparavant ? De même que les violences physiques, les cambriolages d'habitations principales ont augmenté de 12,60% et les vols à main armée de 24,34%.

     Alors face à ce bilan mitigé que faire ? Notre président a LA SOLUTION : « Des réservistes expérimentés seront recrutés comme délégués à la cohésion police-population. Ils s'appuieront sur des "volontaires citoyens de la police nationale", c'est à dire des habitants dont je veux engager le recrutement pour qu'ils s’impliquent dans la sécurité de leur propre quartier. » Créer des milices privées en somme !
      Cette magnifique idée a déjà été testée en Italie, par un grand démocrate : Silvio Berlusconi ! On donnerait donc un pouvoir exhorbitant à des quidams ! Pas à des fonctionnaires assermentés, soumis au contrôle d'un service spécialisé (l'Inspection générale de la Police Nationale ou l'Inspection technique de la gendarmerie nationale), non, des citoyens autoproclamés gardiens de la paix ! Avec toutes les dérives possibles, du militant d'extrême-droite qui viendrait faire sa loi au type qui profiterait de sa position pour régler ses comptes avec ses voisins.
     Et plutôt que nous sortir une proposition dangereuse en complète contradiction avec la loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privées, notre cher président ne ferait-il pas mieux d'arrêter l'hémorragie des effectifs de police nationale ?
      Souvenons-nous que le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux touche aussi la police nationale. Ainsi, selon le syndicat Unité Police SGP-FO, les effectifs Commissaires et Officiers baisseront en 2010 de 570 agents, les effectifs Gardiens de la Paix et Gradés seront réduits de 1 032 agents,  les effectifs d’Adjoints de sécurité diminueront de 416 agents. Au total ce sont 2 018 emplois qui disparaîtront en 2010, dont 1329 au titre du non remplacement de 1 fonctionnaire sur 2 partants à la retraite.

Sources et ressources :

Ecoutez le débat sur cette question dans l'émission "C'est demain la veille", animé par Pierre Weil, sur France Inter. Le sujet est évoqué vers la fin de l'émission (à partir de 30 min. 10).

Par Boris Yarko - Publié dans : Clan Sarkozy - Communauté : VUES DE GAUCHE
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /Nov /2009 21:42
    Chaque année, le désormais célèbre "classement mondial des universités de Shangaï" permet aux éditorialistes et hommes politiques libéraux de mettre en cause la qualité de la recherche publique française.

    Chaque année, en effet, quelques grandes universités françaises se retrouvent noyées en queue de peloton de ce classement des 500 premières universités, anglo-saxonnes pour la plupart. Cette année, par exemple, la France  ne compte que 23 établissements d’enseignement supérieur dans ce classement, dont  seulement trois dans le top 100 : Paris VI Pierre et Marie Curie (en 40ème position), Paris-XI Sud (43ème place) et l’ENS Paris (70ème place). Cette mauvaise performance des universités françaises est souvent utilisée pour justifier une réforme en profondeur du système de recherche français.
Ainsi, le 22 janvier 2009, à l'occasion du "lancement de la réflexion pour une Stratégie Nationale de Recherche et d'Innovation", le président de la République dressait un portrait au vitriol de la recherche à la française. Dénonçant "un système d’universités faibles, pilotées par une administration centrale tatillonne", un "système infantilisant, paralysant pour la créativité et l’innovation", s'inquiétait de la faible productivité du chercheur français :

"La recherche serait-elle uniquement une question de moyens et de postes ? Comment donc expliquer qu’avec une dépense de recherche plus élevée que celle de la Grande Bretagne, plus élevée et environ 15% de chercheurs statutaires en plus, que nos amis Anglais, la France soit largement derrière elle pour la part de la production scientifique dans le monde ? Il faudra me l’expliquer ! Plus de chercheurs statutaires, moins de publications et pardon, je ne veux pas être désagréable, à budget comparable, un chercheur français publie de 30 à 50% en moins qu’un chercheur britannique dans certains secteurs. Évidemment, si l’on ne veut pas voir cela, je vous remercie d’être venu, il y a de la lumière, c’est chauffé…"

Outre les réactions outrées que cette déclaration avait provoquées, on trouve certainement dans cette position idéologique le silence gouvernemental total qui a accompagné le classement du CNRS en première position des organismes de recherche du monde entier par l'institut espagnol SCImago (en ce qui concerne le nombre de parutions scientifiques).

En effet, comment reconnaître la qualité aujourd'hui d'un organisme, le CNRS, dont on n'a cessé de décrier l'archaïsme hier ? Cela demanderait une bonne dose d'humilité et d'objectivité, qualités dont on sait à quel point notre cher président est fortement doté...

Alors, il est évident que ce classement élogieux pour la recherche publique française par l'institut SCImago (le CNRS est en tête du nombre de publications scientifiques au niveau mondial, l'INSERM en 13ème position) ne suffit pas à balayer d'une main l'ensemble des problèmes de la recherche.
Néanmoins, il a pour mérite de remettre les pendules à l'heure. La France occupe la 6eme place mondiale au nombre de publications et 4eme au nombre de citations : elle a moins de publications que la Chine et le Japon mais elles sont plus citées. Nous sommes loin du champ de ruines décrit par le président de la République.

Il serait donc souhaitable que le gouvernement abandonne donc ses oeillères idéologiques pour se lancer dans une véritable réflexion sur la recherche et cesse d'instrumentaliser certains classements discutables pour en écarter d'autres, moins favorables à ses présupposés.

Sources et ressources :
Par Boris Yarko - Publié dans : Enseignement - Recherche - Communauté : Libre pensée politique
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Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /Nov /2009 23:08
   Jeudi 12 novembre, la Mission d'information sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national auditionnait Caroline Fourest, journaliste, chroniqueuse au Monde et à France Culture (chaque vendredi dans les Matins) et enseignante à Sciences Po Paris, spécialiste des questions touchant à l'égalité et à la laïcité et rédactrice en chef de la revue Pro Choix.

     Lors de cette audition, la jeune journaliste s'est échinée à défendre l'idée d'une laïcité réellement républicaine et démocratique qui mènerait de front sa lutte contre les intégrismes (l'intégrisme islmaique n'en constituant qu'un parmi tant d'autres et ne devant pas être traité séparemment des autres)
et la défense sourcilleuse des libertés individuelles.
      C'est pourquoi, à la grande surprise de ses interlocuteurs, Caroline Fourest ne s'est pas dite favorable à une interdiction du voile intégral, mais plutôt à une réflexion différenciée selon les lieux (espace publique, entreprise, etc.) et les enjeux (sécurité, identification, etc.).

    Je vous laisse découvrir ce moment passionnant, tout en nuances, de réflexion sur la ligne délicate à tracer entre liberté et refus de l'intégrisme.


Post Scriptum :
Vous pouvez aussi vous rendre ici pour voir l'audition d'une autre grande dame : Gisèle Halimi, présidente de l'association Choisir la cause des femmes.
Par Boris Yarko - Publié dans : Laïcité - Communauté : Libre pensée politique
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Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /Nov /2009 11:16
      La décision de la juge Xavière Simeoni de renvoyer l'ancien président devant la justice a provoqué une avalanche de réactions du monde politique toutes plus inconséquentes, hypocrites ou abjectes les unes que les autres. Un torrrent de cynisme, de veulerie et d'ineptie.

     C'est pourquoi, pour que tout un chacun puisse juger de la qualité de notre personnel politique, j'ai eu à coeur de vous offrir ce bouquet d'éloquence fleurie...

     Les deux premières parties sont disponibles dans ces précédents posts (1ère partie, 2ème partie), en voici la troisième partie concernant les réactions du clan Sarkozy.

LES HOMMES DU PRESIDENT :

NERON OU LE ROI DES FAUX-CULS :

Dans sa réaction aux démêlés judiciaires de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, le Président de la République, semble bien plus attentif à la séparation des pouvoirs quand il s’agit de l’ex-premier ministre Dominique Galouzeau de Villepin :


« Il existe un principe de séparation des pouvoirs. Je suis le président de la République, successeur de Jacques Chirac. Si quelqu’un ne peut présenter le moindre commentaire, c’est moi. Quels que soient mes sentiments pour Jacques Chirac, je ne peux faire aucun commentaire. »


Oppressé, traqué de toutes parts par des commentateurs avides de sang, obsédés par le désir funeste de détruire le gouvernement, quel autre choix avait donc le président de la République que de se retrancher derrière la langue de bois Maginot ? Dans ce pays où on ne peut plus librement pointer du doigt les coupables !


LE ROI DU MELO :

Sur France Info, le porte-parole de l’UMP, Dominique Paillé, s’est dit "surpris" vendredi par la décision de renvoyer en correctionnelle l'ancien président Jacques Chirac, estimant que ce n'était "pas forcément très positif" pour "l'image de la France".

Puis il a enfilé les perles : « Jacques Chirac est un personnage que les Français aiment bien, il est dommage qu'en sa fin de carrière personnelle, il soit renvoyé en correctionnelle, tout simplement parce que c'est sans doute pour un président de la République une épreuve très douloureuse, et pour l'image de la France, pas forcément très positif. »
Avant de botter en touche : « Il est tout à fait logique que la justice fasse son oeuvre, nous sommes dans un pays démocratique et de droit. Simplement, on peut regretter cette issue ».

Ô rage ! ô désespoir ! ô justice ennemie !
N'ai-je donc tant craché sur Chichi que pour cette infamie ?
Et ne suis-je blanchi dans les coups fourrés
Que pour voir en un jour, du président, flétrir les lauriers ?
Mon verbe qu'avec respect tout l'Epad admire,
Mon verbe, qui tant de fois a sauvé cet empire,
Tant de fois affermi le trône de son Nicolas,
Trahit donc ma langue de bois, et broie le grand échalas ?
Ô cruel souvenir de sa gloire passée !
Oeuvre de tant de sous en un jour effacée !


MONTESQUIEU

Xavier Bertrand regrette l'existence du juge d'instruction :

« Vous me posez la question parce que normalement, aujourd'hui, un juge doit décider "oui" ou "non" du renvoi en correctionnel, je vais vous dire une chose : le Parquet a dit qu'il n'y avait pas lieu, selon lui, de renvoyer. Ce n'est pas une affaire qu'on découvre aujourd'hui. Il y a déjà eu des jugements et comme il y a déjà eu des jugements, en ce qui me concerne, même si vous savez que normalement on n'a pas à prendre part dans un dossier comme celui-ci, je pense qu'il n'est pas utile de revenir encore et encore en arrière. »

La France, aimez-la ou quittez-la ! Qu'une immigrée corse, prétenduement juge, se permette d'aller contre l'avis du parquet est un scandale ! Mais que fait Eric Besson ! A quand le nettoyage au Karcher de la jungle du palais ?

L'AMI DE TRENTE ANS

Charles Pasqua, sénateur UMP des Hauts-de-Seine, exprime son soutien à son ancien complice du RPR :

« Ce système judiciaire qui juge plus de quinze ans après les faits me choque. Je trouve cela non seulement triste mais aussi un peu indigne. »
« Cela ressemble à un règlement de comptes ; on sait que Bertrand Delanoë (maire PS de Paris) a porté plainte. »


J'exige la levée du secret défense sur les magouilles du système judiciaire et j'affirme que la juge Simeoni n'a rien à voir avec Arcadi Gaydamak et que Jacques Chirac savait tout sur son système d'emplois fictifs mais ne doit pas être jugé.
Par Boris Yarko - Publié dans : Clan Sarkozy - Communauté : VUES DE GAUCHE
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 22:19
     Après Londres, Bruxelles et Berlin, Paris bénéficie enfin de son guide du lobbying. Un bon coup de projecteur sur le petit monde des manipulateurs et des truqueurs de démocratie, un monde qui déteste la lumière et la publicité et souhaite faire son beurre en toute discrétion.

     À travers 5 exemples concrets et documentés, chacun pourra découvrir les moyens discutables employés par les entreprises pour plier la loi dans leur sens, gagner des parts de marché, préserver ses bénéfices, faire taire ses détracteurs.
     Suit un panorama de 52 adresses (avec 3 cartes détaillées) de lobbies  (agroalimentaire, énergie, eau, amiante...) et de lobbyistes présentant les objectifs, les techniques et les agents de ceux qui s'échinent à combattre l'intérêt général au profit de leur intérêt personnel.

Post Scriptum :
  • Pour commander Lobby Planet - Paris, allez ici.
  • Pour écouter l'émission de "Là-bas si j'y suis" consacré à Lobby Planet - Bruxelles, allez ici.
  • Analyse de l'ouvrage Lobby Planet - Bruxelles : ici.




Par Boris Yarko - Publié dans : Corruption - Communauté : Libre pensée politique
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 23:00
      C'est avec une certaine émotion que je viens d'apprendre que l'immense académicien Valéry Giscard d'Estaing, ce diamant des belles lettres à la française, vient de voir sa plume brûlante récompensée du très éminent prix "Trop Virilo" pour son roman gorgé de testostérone : La Princesse et le Président.

      Le Prix Virilo récompense un roman francophone publié dans l’année ayant touché le jury par son audace littéraire, sa justesse, ou toute autre qualité faisant sens.
      Il est accompagné du prix Trop Virilo qui récompense la plus belle poussée littéraire de testostérone parue dans l'année.


        Le Prix Virilo fut créé en réponse au Prix Femina, qui "a prouvé au monde qu'il fallait mettre un genre au talent, donner un sexe au génie", dans un souci de parité. Il  entend, lui, célébrer la littérature qui a des couilles - ou du moins des moustaches - et illustrer le grotesque de tous les prix sexués ou communautaires. C'est pourquoi le jury, bien que mixte, a l'obligation de voter en moustaches pour l'érection du prix.

       Le Prix Trop Virilo, lui, ne se veut porteur d'aucun message politique. Il vient primer récompense le livre ou essai  de la rentrée littéraire qui sent l’homme, l’aigre vestiaire de fin de match, ce degré ultime de la virilté expansive.

      Le diamant de la pensée française, ce volcan en constante éruption, jouit donc de l'honneur insigne de succéder à Pierre Bisiou et à son talentueux opuscule : Enculée.


     Pourtant la concurrence fut rude. Une vigoureuse horde d'étalons à la plume acérée étaient sur la brêche :

 

      Mais la prose du grand chasseur de fauves a eu raison de ses pâles challengers...

 

"Attendu que ni Soral ni Zemmour n'ont écrit cette année,


Attendu que nous avons pour la première fois un immortel dans les finalistes, qui n’a écrit un livre que pour ruiner la sortie des mémoires de Chirac,


Attendu que l’autre but de ce livre est de pérorer qu’il aurait pu coucher avec Lady Di,


Attendu que la seule différence avec la réalité, c’est que dans la vraie vie Anne Aymone n’est pas morte


Et considérant que ce livre est meilleur que « la princesse et le baroudeur », de Robyn Donald aux éditions Harlequin,


LE PRIX TROP VIRILO 2009 est attribué au premier tour à Valéry Giscard d'Estaing, pour LA PRINCESSE ET LE PRESIDENT."

 

 

Sources :


Par Boris Yarko - Publié dans : Culture - Communauté : Libre pensée politique
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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /Nov /2009 23:58

par Paul Ariès, objecteur de croissance, Directeur du Sarkophage
et Martine Billard, écologiste, Députée de Paris

     Les résultats des élections européennes témoignent de la montée en puissance d'une abstention des jeunes et des milieux populaires qui reflète à la fois le refus de l'Europe libérale, la crise de la représentation et la défiance politique qui touche l'ensemble des partis.

 

     Dans le même temps, chacun peut constater la demande d'écologie exprimée dans le vote pour Europe Ecologie et le refus des régressions sociales et du libéralisme incarné par les scores du Front de Gauche et du NPA. Dans ces deux domaines, l'urgence nous impose des décisions courageuses. Or le système capitaliste productiviste a sombré dans la démesure en consommant l'équivalent de plusieurs planètes! Les pays les plus pauvres, qui en sont pourtant les moins responsables, sont les premières victimes des catastrophes. Les pays  les plus riches doivent donc montrer l'exemple. Faisons comprendre qu'il n'est pas possible d'avoir courir derrière une croissance infinie dans un monde fini. La décroissance de l'empreinte écologique est une absolue nécessité: il revient au politique d'en dessiner les contours.

 

     En France, il y a urgence à faire front au sarkoproductivisme. Pour cela les réponses aux crises écologique, sociale et démocratique nécessitent de s'attaquer au mal à la racine en proposant une rupture franche avec les modes de production et de consommation dominants et de rejeter sans ambiguïté les assauts des démarches marketing d' « écolo-blanchiment » qui, au-delà de l'effet de mode, participent à l'aggravation de la crise écologique. Le « capitalisme vert » ou la croissance verte, derniers avatars de l'économie de marché, n'offrent pas de solutions à la hauteur des enjeux du XXIème siècle.

 

     Il n'y aura donc pas d'alternative crédible tant qu'une nouvelle construction politique ne prendra pas en compte les exigences d'une transformation à la fois sociale et écologiste. Nous sommes convaincus que le Parti de Gauche peut être l'un des vecteurs de cette convergence. Il doit pour cela tirer les leçons de la nouvelle situation et des limites actuelles de la gauche.

 

     Pour nous, qui avons le souci de la préservation de la planète chevillé au corps tout autant que le désir d'égalité sociale et la lutte contre la société du mépris, le Parti de Gauche doit accomplir un geste symbolique à la hauteur des enjeux historiques en montrant qu'il est la force qui rompt avec l'aveuglement du passé. Cela suppose qu'il revendique explicitement l'identité écologiste, seule façon d'ancrer clairement sa volonté de se positionner tout autant dans les riches traditions de gauche que dans celles de l'écologie politique.

 

     L'écologie ne va pas de soi, elle n'est pas une demi mesure et doit compter à part entière dans l'identité - et donc dans le nom-même - de cette force politique nouvelle. Le Parti de Gauche doit franchir ce pas pour construire une dynamique collective de convergences qui dépasse de simples ralliements individuels. Il a décidé de tenir en fin d'année un congrès refondateur et propose pour cela un comité de co-organisation (*).

 

     Nous prenons nos responsabilités en rassemblant des écologistes antilibéraux et des militants de gauche antiproductivistes pour participer à cette refondation vers un parti de gauche écologiste.

 

(*) Lors de leur rencontre nationale du 10 octobre dernier, les signataires de l'Appel ont décidé de poursuivre leur démarche collective en direction du Parti de gauche, dont le Bureau national a décidé de tenir une Convention nationale en décembre, première étape du Congrès, reporté à l'été 2010.

 

Pour se joindre à cette démarche envoyer un mail à < gauche-ecologiste@orange.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. >

 

 

Les cent-vingt premiers signataires :

  • Aquitaine : Maxime Boyer, Michel Evrard, Benjamin Hicaubert, Marie-José Narducci, Pascal Scazza
  • Auvergne : David Gesland, Jean-Louis Leleu, Jean-Marc Pineau, Patrick Redoute, Serge Sehuteau
  • Basse-Normandie : Christian Prébois •Bourgogne: Philippe Hugan, André Roux, Jean-Yves Tondoux
  • Bretagne : Anne Jordan, René Le Maout
  • Centre : Dominique Baudens, Chantal J. Courant
  • Franche-Comté : Jean-Robert Chauvin, Jacques Fradin
  • Ile-de-France : François Berdougo-Le Blanc, Arnaud Bernard, Francis Biguereau, Romain Biessy, Martine Billard, Antoine Billiottet, Lucas Chancel, Alain Chetaille, Finn Dickman, Mathieu Dupas, Thomas Escolan, Yolande Finkelsztajn, Bruno Fischer, Antoine Fort, Anne Gervais, Mathieu Glaymann, Frédéric Goze, Berrnard Guibert, Paul Janvier, Hélène Jayet, Aurélie Knufer, Jean-Charles Lallemand, Jean-Pierre Lemaire, François Longérinas, Benoît Mariou, Sarah Martin, Kyra-Françoise Mas, Rostom Mesli, Joël Nayet, Claire Petit, Gaëlle Pouillard, Roland Smolar, François Souty, Jean-Jacques Toubhans, Sarah Troche, Hervé Watrin, Corinne Zannier
  • Landeguoc-Roussillon : Yves Barbut, Davy Borde, Stéphane Chenerie, Anny Canal, Odile Carol, Georges Fernandez, Kristina Wagner
  • Midi-Pyrénées : Nicole Bertrand-Seris, Stéphane Chadourne, Jean-Paul Damaggio, Marie-France Durand, Jeannine Meignan, Francois Melou, Jean-Pierre Pabanel, Nazy Paysokhan, Valère Ruault, Fabien Seguier
  • Nord-Pas de Calais : Samuel Bonvoisin
  • Picardie : Bernard Clément, Marie-Line Clément, Jérôme Delporte, Jacques Genet-Bourgeois, Régis Lecuru, Jacques Lestrat, Hélène Potin, Marie-Jeanne Potin, Yves Potin, Rémy Thomas
  • Poitou-Charentes : Andrée Anthelme, Bernard Anthelme, Anick Belon, Michel Feuermann, Michel Oboeuf, Régis Pasquet, Anne Renault
  • Pays-de-la-Loire : Monique Ballard, Marc Gicquel, Augustin Grosdoy, Benjamin Mouren, Jack Rivault, Xavier Robert, Patrick Serand
  • Provence-Alpes-Côte d'azur : Robert Bianco, Anne-Marie Billiotet, Vincent Delahaye, Guy Martin, Anne Moulinas, Damien Priol
  • Rhône-Alpes : Paul Ariès, Jacques Bonnet, Françoise Delichères-Berthier, Marie Grégoire, Robert Grégoire, Marc Jallais, Robert Joumard, Patrick Magnier, Damien Priol, Jean-Yves Roncin, Carine Serpollet, Alice Simon, Cyril Tournier...
Par Boris Yarko - Publié dans : Parti de Gauche - Communauté : Libre pensée politique
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Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /Nov /2009 22:06
      La décision de la juge Xavière Simeoni de renvoyer l'ancien président devant la justice a provoqué une avalanche de réactions du monde politique toutes plus inconséquentes, hypocrites ou abjectes les unes que les autres. Un torrrent de cynisme, de veulerie et d'ineptie.

     C'est pourquoi, pour que tout un chacun puisse juger de la qualité de notre personnel politique, j'ai eu à coeur de vous offrir ce bouquet d'éloquence fleurie...

     La première partie est disponible dans ce précédent post, en voici la deuxième partie.

LES HOMMES DU PRESIDENT :

J'ACCUSE !

Dans un communiqué, le député UMP du Finistère, Jacques Le Guen, s’insurge contre cette décision inique :


« Cette décision scandaleuse, qui m'attriste, est d'autant plus surprenante qu'elle n'est pas conforme aux réquisitions du parquet (...). S'il ne peut y avoir dans notre pays de justice à deux vitesses, il ne faut pas non plus que des juges en mal de notoriété passent leur temps à inscrire les hommes politiques à leur tableau de chasse. »


Il est en effet scandaleux qu'un juge d'instruction se rebelle contre le parquet ! A quoi bon nommer les procureurs généraux comme Jean-Claude Marin (nommé procureur général de Paris par Jacques Chirac en conseil des ministres en décembre 2004), si c'est pour qu'ils ne soient pas suivis ! En plus, comme l'a affirmé le président Sarkozy selon le Canard Enchaîné du 4 novembre 2009, "cela apporte de l'eau au moulin de ceux qui s'opposent à la suppression du juge d'instruction." Non, mais pour qui elle se prend la mama corse !
Jacques Chirac mérite qu'on le laisse tranquille ! Comme :

LA REPUBLIQUE EN DANGER !

Dans un communiqué, le député UMP Jacques Myard critique cette décision dangereuse :

« Cette décision met en cause les institutions (...). Ce n'est pas la raison d'Etat qui doit faire cesser cette procédure mais la Raison de la République qui va être malmenée dans l'esprit de tous nos concitoyens. N'est-on pas en train d'institutionnaliser avec cette affaire et quelques autres, un masochisme institutionnel qui portera en définitive atteinte à la démocratie ? »

Halte au poujadisme socialo-frontiste ! De quel droit s'attaque-t-on au président de la République ? A-t-on oublié que nous vivons dans une démocratie représentative qui nous préserve des tentations populistes immondes comme le jugement moral, la remise en cause des acquis des représentants du peuple ou l'égalité devant la justice ?

Remettre ainsi en cause l'oligarchie républicaine est une honte et un grave danger pour nos gamelles d'élus politiciens cumulards et sans scrupules ! Il ne manquerait plus que l'on fasse une opération "mains propres" ou que des citoyens  et des élus se décident de combattre la nécessaire corruption de nos petits potentats français !

L'EMINENCE GRISE AU CAFE DU COMMERCE :

Jean-François Probst, ancien collaborateur de Jacques Chirac à la mairie de Paris, a estimé ,vendredi, interrogé par l’AFP, que le renvoi en correctionnelle de l'ancien président était "sûrement bon pour lui et bon pour l'image de la France".

« Je comprends qu'il estime que, lorsqu'il était maire de Paris, ceci était nécessaire à la bonne gouvernance de la ville de Paris. Et je crois que les Parisiens ne se plaignaient pas de lui, puisqu'ils l'ont élu en 77, réélu en 83, puis en 89. Il n'y avait pas plus de système Chirac à Paris que de système Deferre à Marseille, que de système Mauroy à Lille. Il y en a des hommes politiques qui sont déjà passés par les fourches caudines : Emmanuelli, Juppé, Roussin, Tiberi. François Mitterrand, paix à son âme, il a eu la Francisque sous Pétain, il a sauté des haies de l'Observatoire, il a décrété le coup d'Etat permanent (...) mais on retient quoi de François Mitterrand ? C'est l'histoire qui juge, c'est l'opinion qui juge. »


«  Jacques Chirac aura été un peu le Johnny Halliday tel qu'on l'aime de la politique française. On a tous en nous quelque chose de Johnny ou de Chirac. »


Vouloir que les portes du pénitencier se referment sur Chirac, quelle honte ! Et se réjouir à l'idée qu'il finisse là sa vie comme tant d'autres gars l'ont finie... O Tempora, o mores !

(Suite avec les réactions du clan des Hauts-de-Seine)
Par Boris Yarko - Publié dans : Corruption - Communauté : VUES DE GAUCHE
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Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /Nov /2009 21:31
Le syndicat agricole Producteurs de Légumes de France (affilié à la FNSEA - le grand syndicat agricole de droite) se serait vu, selon ses responsables, proposer par le le conseiller de Nicolas Sarkozy pour l'agriculture, Christophe Malvezin, d'engager des ouvriers agricoles d'Europe de l'Est au salaire pratiqué dans leur pays d'origine.

Ce conseil viendrait répondre aux difficultés des exploitants français de légumes face à la concurrence européenne. Ces derniers se plaignent, en effet, du coût de travail en France et réclament, de ce fait en accord avec leur pente idéologique, une baisse conséquente des cotisations sociales.

Lors de son discours de Poligny (voir la video), le président de la République a présenté toute une série de mesures susceptibles selon lui de répondre à cette crise des prix agricoles (voir ici la synthèse qui en a été faite par la FDSEA de Seine et Marne).
L'une d'elles devrait permettre de réduire de 11,30 euros à 10,50 le coût minimal horaire du travail en exonérant totalement les travailleurs saisonniers de charges patronales.

En parallèle, mercredi dernier, le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire, a proposé devant l'Assemblée nationale de faire passer le coût du travail pour les saisonniers de 12 euros à «un peu moins de 9 euros» de l'heure à partir de 2010 afin d'améliorer la compétitivité de la filière des fruits et légumes.

Des mesures forcément insuffisantes, puisqu'en Allemagne les employeurs bénéficient d'une exonération totale des charges sur la main d'oeuvre saisonnière sans être tenus de respecter un salaire minimum.
D'où un coût horaire moyen du travail de 6 euros, impossible à concurrencer par les producteurs français.

C'est pourquoi le conseiller pour l'agriculture du président aurait suggéré  la semaine dernière à la présidente de Légumes de France, Angélique Delahaye, de créer des agences d'interim dans les pays de l'Est afin d'y recruter des ouvriers agricoles qu'ils pourraient payer au tarif local (soit 2 à 4 euros de l’heure) tout en les faisant travailler en France.

Denis Digel, administrateur de Légumes de France chargé du dossier des coûts salariaux et producteur de légumes en Alsace, a déclaré à Gilbert Reilhac de l'agence Reuters que cette proposition aurait été réitérée mercredi dernier à un responsable du syndicat dans le Vaucluse.
Avant d'ajouter : "Ils souhaitent nous aider à créer des structures d'intérim à l'étranger pour faire venir des salariés. Ce n'est pas du tout ce que veut la profession. On l'a toujours dénoncé (…), on ne peut pas tolérer qu’on fasse venir des travailleurs étrangers dans nos entreprises alors qu’on se bat pour le développement de l’emploi local."

L'Elysée, évidemment, dément. Christophe Malvezin a présenté sa version des faits à Reuters. Sa proposition aurait été "d'analyser ce qui se passe dans les autres pays" plus compétitifs que la France, conformément à la demande du président de la République "qui a demandé que l'on tienne compte de leur expérience".

"Ce n'est pas parce que les Allemands font venir des Polonais à des coûts polonais qu'on va le faire en France, mais il faut aller au bout de l'analyse", a-t-il ajouté

 

Un discours on ne peut plus ambigu. Si l'avantage concurrentiel des producteurs allemands de légumes tient dans le fait qu'ils font travailler des intérimaires des pays de l'Est au tarif de leur pays d'origine comment l'analyse de leur s pratiques par les producteurs français pourrait-elle mener à autre chose qu'à appliquer les mêmes méthodes ?

 

Ainsi Nicolas Sarkozy ranime-t-il le projet du commissaire Bolkestein de libéraliser le marché européen en passant outre ces abominables freins à la concurrence que sont les protections sociales (salaire minimum, dorit du travail, etc.) grâce au principe du pays d'origine : le salarié employé ponctuellement, le serait selon la législation de son pays d'origine.


Rappelons que cette directive, largement combattue par une large mobilisation poulaire, fut finalement adoptée au Parlement Européen grâce à un consensus entre le PPE (la droite européenne) et le PSE (le Parti Socialiste Européen).
La forme actuelle de la directive reprend le principe du pays d'origine, cependant certains emplois (liés aux services publics, à la santé, à la finance, etc.) en sont exclus et tout pays peut décider d'y déroger "pour des raisons d'ordre public, de sécurité publique, de protection de l'environnement et de santé publique".

Selon une étude rendue publique le 17 février 2009 en France par l’Institut du porc (voir cet article de l'Humanité), plus des deux tiers des salariés de l’industrie de la viande porcine en Allemagne sont des travailleurs des pays d’Europe centrale fournis par des prestataires de services. Le coût de cette main-d’œuvre est de 7 euros de l’heure pour les industriels allemands de la découpe contre 15 euros avec des nationaux et 20 euros en France.
L’étude ajoute: « On estime que cette situation s’est traduite par un avantage de coût de la main-d’œuvre d’au moins 5 centimes par kilo traité en abattage-découpe. Les abattages allemands sont en forte croissance ces dernières années (…). Ce système gagne plusieurs pays européens comme l’Irlande ou le Royaume-Uni. On estime que l’Espagne bénéficie d’un avantage du même ordre. Le Danemark, l’Allemagne, l’Espagne ont aussi plus de facilité pour employer de la main-d’œuvre étrangère dans les élevages ».

C'est ainsi que Nicolas Sarkozy rejoint l'effort européen pour utiliser le dumping social pour remettre en cause toute entrave à la concurrence et toute idée de protection sociale.

Boris Yarko


Christophe Malvezin :

Le conseiller de Nicolas Sarkozy pour les questions agricoles et de pêche était, avant 2007, responsable des productions animales auprès du ministre de l'agriculture Dominique Bussereau.



Frits Bolkestein :

Rappelons que l'auguste commissaire Bolkestein est un droitier pur sucre, ancien du groupe pétrolier Shell (un gage de probité), ancien président du parti libéral néerlandais (le Volkspartij voor Vrijheid en Democratie) ainsi que de l'Internationale Libérale  et administrateur depuis 2005 de la Menatep, une sulfureuse banque russe.

Cette banque russe, en partenariat avec l'état du Luxembourg et la société Clearstream, mène une vendetta judiciaire au journaliste d'investigation Denis Robert, depuis la parution de son ouvrage Révélation$.

Il est amusant de noter que c'est le même Frits Bolkestein, devenu depuis administrateur de la Menatep, qui annonça en 2001 le refus de la Commission Européenne d'enquêter sur la chambre de compensation Cedel International-Clearstream malgré toutes les pièces fournies par Denis Robert dans son enquête.

Sources et liens :
Par Boris Yarko - Publié dans : Clan Sarkozy - Communauté : VUES DE GAUCHE
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 17:49
     La décision de la juge Xavière Simeoni de renvoyer l'ancien président devant la justice a provoqué une avalanche de réactions du monde politique toutes plus inconséquentes, hypocrites ou abjectes les unes que les autres. Un torrrent de cynisme, de veulerie et d'ineptie.

     C'est pourquoi, pour que tout un chacun puisse juger de la qualité de notre personnel politique, j'ai eu à coeur de vous offrir ce bouquet d'éloquence fleurie...

LES HOMMES DU PRESIDENT :

LA VOIX DE SON MAîTRE =

François Baroin, le député-maire de Troyes a déclaré sur RTL :

« Le Président de la République, il a été attaqué de toutes parts pendant de très nombreuses années. Il n’a rien dit. Il a juste expliqué que son statut présidentiel ne lui permettait pas d’apporter les réponses que la justice lui demandait. Aujourd’hui, il a la possibilité de le faire. D’une certaine manière, c’est un point très positif aussi pour un justiciable comme un autre : ce qui a toujours été la ligne de Jacques Chirac. De pouvoir dire sa part de vérité. »

Hé oui ! L'ex-président a souffert pendant tant d'années de ne pouvoir s'exprimer sur toutes ces affaires. C'est pourquoi il refusa, contre son gré, de se présenter comme simple témoin devant le juge Halphen, refusant à son corps défendant la chance que lui offrait le juge de contourner l'impunité présidentielle par une convocation où il n'était pas mis en examen. Quelle souffrance cela a dû être pour le président Chirca de priver ce bon Eric Halphen de tout témoignage !

Et c'est toujours à l'insu de Jacques Chirac qu'une véritable guérilla judiciaire et législative fut mise en place pour empêcher le président de la République de rendre des comptes.

LA VOIX DU PEUPLE =

Le député UMP Jean-Pierre Grand s'insurge contre cette décision inique et absurde :

« Je ressens comme un acharnement malsain. C'est d'ailleurs ce que me disent les gens dans ma ville. Jacques Chirac ne mérite pas ça. Au départ, on lui reprochait quelque 500 emplois fictifs, maintenant plus que 21 et on le renvoie en justice... A l'arrivée qu'est-ce qui restera ? Zéro emploi ? En tout cas, on aura usé physiquement et moralement un homme pendant des mois et des mois ».

Ah ma bonne dame, c'est y pas malheureux c'qu'on fait subir à ce pauv'Jacques ? Cinq cents emplois fictifs qui disaient ces envieux en perruque et on n'en trouve plus que vingt-un ? Tout ça pour ça ! Il y a vraiment plus de justice dans ce pays ! Et lces mauvaises langues qui disent que les emplois antérieurs au 26 octobre 1992 [12 contrats litigieux] sont couverts par la prescription, car le dernier acte d’enquête remonterait au 26 octobre 1995, ne sont rien que des menteurs ! Comme ces affreux journalistes de Libération qui font le compte des non-lieux pour cause de prescription : la cellule corrézienne payée par la mairie de Paris, les directeurs de cabinet de Jacques Chirac, etc. J'te mettrai tous ces salauds de gauchistes au trou, moi !

LA PLEUREUSE =

Sur son blog, Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre de Jacques Chirac, proteste contre le renvoi en justice de son ancien protecteur :

« Franchement, envoyer au tribunal un homme qui a participé à la vie de notre République pendant près de 50 ans, pour « ces » motifs, je ne comprends pas.

Pourquoi chercher à le blesser maintenant ? Pourquoi porter atteinte à la fonction présidentielle ? Pourquoi encourager ceux qui s’attaquent à l’image de la France ?

Les Français ont répondu à la question du bilan de la vie politique de Jacques Chirac : il est l’homme politique français le plus populaire ! »


Oui, saint Chirac, martyre des HLM et Lycées d'Ille de France, priez pour nous ! Ô toi, Seigneur, qui souffre dans ta chair de la vilénie des hommes (et surtout des juges), du haut de ton appartement tous frais payés par une puissance étrangère, entends ma prière et glisse un passage sympa dans tes mémoires ! Et que soient maudits ces chiens qui s'attaquent à un vieillard sans défense et crache à la figure de la France en s'attaquant à la figure présidentielle ! Par Stavisky, Rouvier et Dumas, quelle honte !

(Suite des réactions du clan chiraquien dans un prochain post)
Par Boris Yarko - Publié dans : Corruption - Communauté : VUES DE GAUCHE
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